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Les huiles essentielles (HE) sont des substances végétales naturelles de composition chimique généralement complexe. Depuis le 19ème siècle, l’activité bactéricide des huiles essentielles a été étudiée et reconnue (par exemple, l’action bactéricide des HE d’Origan, de Cannelle et de Girofle a été prouvée sur le bacille du Charbon en 1887). En 1949, l’ébauche du premier aromatogramme a vu le jour. Bien que modifiée et améliorée depuis, la technique reste simple.
De même que l’antibiogramme permet de tester sur une bactérie pathogène un panel de molécules antibiotiques, l’aromatogramme repose sur l’observation du comportement d’un micro-organisme en présence d’une batterie d’huiles essentielles sélectionnées.
La technique utilisée est la méthode des disques, en milieu solide. On dispose sur la culture microbienne à tester des disques extemporanément imprégnés d’HE (botaniquement et chimiquement définies, d’origine sauvage ou de culture biologique) et l’on repère, après incubation, les halos d’inhibition de culture (correspondant aux HE bactéricides). La mesure du diamètre des halos d’inhibition permet d’établir un classement des HE testées, selon une échelle comportant 5 degrés de à ++++ (HE inactives jusqu’aux HE très actives).
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L’aromatogramme s’adresse aux bactéries pathogènes (et parfois commensales, ce qui constitue l’aromatogramme de terrain) ainsi qu’aux éléments fongiques de type Candida. Cet examen ne peut s’appliquer ni aux dermatophytes (pousse très lente), ni aux parasites.
L’origine des prélèvements est multiple : urines, selles, prélèvements pharyngés, vaginaux, cutanés, etc.
Le résultat d’un aromatogramme se présente sous la forme d’une liste de plus d’une trentaine d’HE, regroupées par famille chimique et affectées de leur indice d’activité bactéricide (de pour les HE inactives jusqu’ à ++++ pour les HE les plus actives).
De même que pour l’antibiogramme, il existe une réserve de principe à la transposition in vivo de résultats obtenus in vitro.
Le traitement (aromathérapie), s’appuyant sur les résultats d’un aromatogramme, peut être administré selon différentes voies : transcutanée, orale, rectale, vaginale, etc. L’aromathérapie, qui s’adresse généralement à des terrains éprouvés par des thérapeutiques chimiques répétées et inefficaces, a pu être considérée comme une thérapie complexe, en raison de la composition des HE, mais l’’aromatogramme est l’outil qui permet de choisir avec discernement et justesse le meilleur protocole, puisqu’il tient compte de la sensibilité spécifique du germe étudié aux diverses HE.
En conclusion, l’aromatogramme est une technique séduisante par sa simplicité, qui permet au médecin de prescrire une thérapie alternative basée sur l’utilisation de substances naturelles.
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